Rémy Gastambide

Rémy Gastambide

Né le 1er janvier 1969 à Saïgon (Sud Vietnam), Rémy Bac Ai a été adopté par un couple franco-suisse, les Gastambide, et élevé à Reims. Après des études supérieures de dessin académique et d'illustration à L’ESAG, Penninghen,  Paris, puis au kingston Polytechnic, Londres, de 1989 à 1991, Rémy s'est tourné vers la photographie de reportage. Et ceci, en hommage aux images de la guerre du Vietnam qu'il a découvert à son adolescence. Au cours de ses "voyages/ retours aux sources" au Vietnam, puis aux USA, depuis 1991, Rémy a poursuivi un essai photographique sur les amérasiens de la guerre du Vietnam (enfants de GI's US et de mère vietnamienne), à travers lesquels il interroge sa propre identité de métis noir. Son travail a fait l'objet de diverses parutions dans la presse française et internationale, ainsi que plusieurs expositions en France, Angleterre, USA, Mali et Allemagne, depuis 1994.

Aujourd'hui, Rémy Bac Ai s'oriente à nouveau vers le dessin et la peinture, ses "Premières amours". Choisissant le thème du bouddhisme, il explore les fondements de sa foi en cette "philosophie", livrant les fruits de sa propre expérience dans cette voie religieuse, qu'il a suivi, étant plus jeune, sous la guidance du moine Thich Nhat Hanh. L'artiste signe ses "toiles" ou, ses bandes de papier, de son nom vietnamien : Nguyên Bac Ai, inscrivant ainsi son oeuvre de cette identité qu'il considère comme véritable, "Identité intérieure, passé enfoui".

Rémy Bac Ai revisite les figures mythiques du panthéon bouddhique au grand complet. Il nous offre ainsi le reflet de sa fascination pour les dessins de ses quatre modèles : Egon Schiele (Autriche), Akuin Ekaku (Japon), Giovanni Battista Tiepolo (Italie), Grünwald (Allemagne), privilégiant par-là, le dessin avant tout, la "moelle épinière du corps pictural". Bouddhas, Bodhisattvas, Arahats, Gardiens...sont campés sous la forme d'esquisses spontanées plus grandes que nature.

L’artiste a entrepris son œuvre en 3 étapes correspondant à 3 périodes de réalisation. Ce qui sous-entend bien sûr, réalisation graphique et, peut-être aussi, Réalisation spirituelle (?).

Rémy Gastambide

La première période a commencé à Paris, de l’automne 1999 jusqu’à la fin de l’année2001. Rémy Bac Ai a campé ses « Personnages » mythiques sur des formats de 2,80 mètres de haut sur 1 mètre de large, en utilisant la technique suivante : Encre de chine, et acrylique blanc, sur papier kraft beige.

La seconde période s’est poursuivie à Saïgon, Vietnam. Au printemps 2002, Rémy Bac Ai, alors Lauréat de la bourse Paris Résidence de la DAC de la Ville de Paris et l’AFAA, a abordé le travail de la couleur avec une nouvelle série de 24 Arahats. Usant de peinture gouache sur des papiers de 1 mètre par 64 cm. Il a aussi exécuté des dizaines de petits croquis à l’encre Ecoline ocre, durant ce même séjour.

La troisième période de création s’est enchaînée à Paris. Peu de temps après son retour de résidence, à partir de l’été 2002, et jusqu’à aujourd’hui, Rémy Bac Ai n’a cessé d’alterner entre la production de « petites gouaches » de format A 4, et l’exécution de 2 grands formats horizontaux de 2.80 mètres de long par 1 de haut, en gouache et acrylique sur papier kraft blanc.

D’autre part, Rémy Bac Ai a, depuis le début de sa création picturale jusqu’à aujourd’hui, exposé ses œuvres au cours de diverses manifestations culturelles, expositions collectives et solitaires.

Atelier

Quête de l'esprit du dessin de part le trait jeté, quête du bouddhisme de part l'esprit de la tâche… ? Pour Rémy Bac Ai, ces oeuvres ne sont pourtant que des croquis, les prémisses pour d'autres oeuvres à venir, de plus grand format encore. En fait, Rémy bac Ai nourrie depuis toujours, le désir de décorer une pagode bouddhiste. Il cherche aujourd'hui à collaborer à un chantier consacré à l'édification de tels édifices religieux. "Je conçois, tout comme je vois en cette tâche, la raison même de mon engagement personnel et spirituel d'artiste : C'est le but même de ma vie !". " A Reims, la ville où j'ai grandi, se trouve la Chapelle Foujita, décorée par le célèbre artiste japonais du Montparnasse des années folles, à la fin de sa vie. Cet achèvement représente pour moi, un modèle de vie d'artiste ! !".

Alors, "Du spirituel dans l'art" pour ce jeune artiste de 34 ans ? Non, seulement le désir d'unir ces deux énergies créatrices : l'art et l'homme. Et ainsi former un tout harmonieux, et la réalisation d'un être humain complet.